Protéger vos revenus

Prévoyance pâtissier : protéger vos revenus en cas d’arrêt

Dos bloqué, poignet usé, brûlure au four : la CPAM vous verse au plus 65 € par jour environ, 360 jours maximum. La prévoyance complète ce qui manque.

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Pourquoi

Pourquoi une prévoyance quand on est pâtissier

Station debout, gestes répétitifs, port de charges, chaleur du four et du sucre, coupures et brûlures : le corps du pâtissier s’use vite.

En tant qu’artisan, vous touchez des indemnités journalières de la CPAM à partir du 4e jour d’arrêt. Elles sont plafonnées à 65 € par jour environ, et nulles sous un revenu annuel d’environ 4 200 € (fréquent en début de micro-entreprise).

Or une pâtisserie tourne mal sans vous : loyer, salaires, emprunt du four et remplaçant continuent de courir. La prévoyance verse des indemnités complémentaires calées sur votre vrai revenu.

Contrat de prévoyance

Assurance qui vous verse un revenu de remplacement en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Elle se distingue de la mutuelle, qui rembourse vos soins : la prévoyance protège vos revenus et votre famille.

Ce que verse la CPAM

Ce que verse la CPAM à un pâtissier en arrêt

C’est la CPAM qui indemnise l’artisan. Pendant 360 jours au plus, elle verse jusqu’à 65 € par jour environ ; au-delà, plus rien.

Le calcul à faire.

Un pâtissier qui dégage 3 000 € par mois touche au plus 65 € par jour environ de la CPAM, soit moins de 2 000 € par mois. Ajoutez le loyer du local et les salaires qui continuent : l’écart se creuse en quelques semaines.

Période d’arrêtCe que verse la CPAMCe que la prévoyance peut ajouter
Jours 1 à 3Rien (délai de carence)Une indemnité dès le 1er jour, selon la franchise choisie
Du 4e au 360e jour (sur 3 ans)1/730 du revenu annuel moyen, plafonné à ≈ 65 €/jourLe complément jusqu’à votre revenu réel et vos charges fixes
Après 360 joursPlus d’indemnité journalièreDes indemnités jusqu’à la reprise ou une rente d’invalidité
Revenu annuel < ≈ 4 200 €Aucune indemnitéUn revenu de remplacement forfaitaire

Règles des artisans et micro-entrepreneurs artisans (montant plafonné à 65,84 € par jour en 2026). Il faut être affilié depuis au moins 12 mois.

Garanties

Ce que couvre la prévoyance

Indemnités journalières
Un montant fixé versé chaque jour d’arrêt, après le délai de franchise choisi, en plus des IJ de la CPAM.
Invalidité
Une rente ou un capital si vous ne pouvez plus exercer, totalement ou partiellement.
Décès
Un capital versé à vos proches, essentiel si vous avez un crédit de fonds ou des enfants.
Loi Madelin
Vos cotisations sont déductibles de votre revenu imposable (hors micro).

Le délai de franchise (le nombre de jours avant le premier versement) est le curseur principal du tarif. Plus il est court, plus la prime est élevée. Pour un métier où l’activité s’arrête vite sans vous, une franchise courte se justifie.

Votre prévoyance pâtissier

Indemnités journalières, invalidité et décès en complément de la CPAM.

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Exemple

Un arrêt de trois mois, sans prévoyance

La tendinite du poignet

Un pâtissier développe une tendinite à force de dresser et de tourer. Opéré, il est arrêté trois mois et doit payer un remplaçant pour tenir le labo. Après 3 jours de carence, la CPAM lui verse au plus 65 € par jour environ. Loyer, salaires et remplaçant dépassent largement cette somme. Avec une prévoyance, les indemnités complémentaires comblent l’écart.

Risques métier

Les arrêts fréquents en pâtisserie

✓ Ce que la prévoyance protège

  • ✓Troubles musculo-squelettiques (dos, épaules, poignets, tendinites)
  • ✓Brûlure au four ou au sucre, coupure grave
  • ✓Arrêt après une chirurgie ou une maladie
  • ✓Invalidité qui empêche de reprendre le labo

✕ À vérifier au contrat

  • ✕Les délais de franchise trop longs
  • ✕Les exclusions liées au dos et aux poignets (fréquentes : à négocier)
  • ✕La reprise partielle non couverte
Attention aux exclusions « dos et poignets ».

Beaucoup de contrats excluent ou limitent les arrêts liés au dos, aux épaules et aux poignets. Ce sont pourtant les plus fréquents en pâtisserie : tourage, dressage, station debout. Faites vérifier ce point : une prévoyance qui les couvre vaut largement son prix.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la prévoyance du pâtissier

La prévoyance est-elle obligatoire ?
Pour l’artisan, non, mais elle est vivement conseillée : la CPAM verse au plus 65 € par jour environ, pendant 360 jours maximum. Pour vos salariés, la convention collective de la pâtisserie prévoit en revanche une prévoyance et une complémentaire santé collectives.
Que verse la CPAM à un pâtissier en arrêt ?
Après 3 jours de carence, elle verse 1/730 de votre revenu annuel moyen, plafonné à 65 € par jour environ. Pendant 360 jours au plus sur 3 ans ; au-delà, plus rien. Sous un revenu annuel d’environ 4 200 €, aucune indemnité n’est due.
Quelle différence avec la mutuelle ?
La mutuelle rembourse vos frais de santé (consultations, optique, dentaire). La prévoyance remplace vos revenus quand vous ne pouvez plus travailler. Les deux sont complémentaires.
Les problèmes de dos et de poignets sont-ils couverts ?
C’est le point à vérifier : beaucoup de contrats excluent ou limitent les arrêts liés au dos et aux articulations, pourtant fréquents en pâtisserie (tourage, dressage, station debout). Privilégiez un contrat qui les couvre.
Combien coûte une prévoyance ?
Le tarif dépend de votre revenu à garantir et du délai de franchise choisi. Comptez généralement 25 à 45 €/mois pour une couverture solide. En loi Madelin (hors micro), les cotisations sont déductibles.

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